Si j'ai bien suivi, la ministre de l'Economie Christine Lagarde annoncait en décembre 2008 à la suite d'un rapport sur le crédit revolving, qu'un projet de loi sera déposé en 2009 pour lutter contre les abus du crédit renouvelable. Si j'ai bien compris, il ne s'agit pas de le supprimer, mais de l'encadrer, afin que les taux soient raisonnables.
Il y a quelques jours, j'ai entendu la ministre, sur une grande radio, préciser sa pensée en disant (en substance) que ce type de crédit était utile pour permettre à certains de se nourrir en fin de mois.
On ne peut considérer que le crédit à la consommation soit un moyen durable de faire face à ses besoins, on ne ferait en cela que s'appauvrir en payant régulièrement des intérêts. Quand on gagne plusieurs miliers d'Euro par mois, on n'en a pas besoin pour terminer les fins de mois. Le crédit à la consommation, c'est donc pour les pauvres.
En ces temps de crise, on ferait bien de s'intéresser aux moyens d'assurer leur subsistance qu'ont les plus démunis, les demandeurs d'emploi et les victimes du chômage à temps partiel. Si le crédit revolving est un moyen de passer un mauvais cap pour les gens qui subissent la crise, ce doit être un outil social. Pas un produit financier permettant aux banques de gagner de l'argent sur le dos des démunis.
Pourquoi ne pas instituer un crédit renouvelable gratuit, fondé sur un compte rémunéré? Les intérêts de l'épargne réalisée en période faste permetraient d'emprûnter en période creuse. Bien sûr, cela ne résoud pas le problème de ceux qui n'ont pas d'épargne. Il faudrait alors leur préter un petit capital. Et les former à la conduite de leur dépenses, afin que soit conservé l'équilibre de leur budget. Il y a tant d'économies à faire en achetant intelligemment!
Il faudrait inciter les banques à gagner de l'argent avec ceux qui ont des moyens, qu'ils achètent de belles voitures ou se fassent construire de grandes maisons, par exemple. Et demander aux banques de créer des produits financiers adaptés à ceux qui sont en situation de détresse.